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Droit à l'image et captation d'événement : ce qu'il faut savoir
Filmer un événement d'entreprise implique le droit à l'image des participants et des intervenants. Consentement, signalétique, usage interne ou public : les repères à connaître.
2 min de lecture Paris
Filmer un événement, c’est filmer des personnes. Intervenants, collaborateurs, invités : tous bénéficient d’un droit à l’image qu’une captation doit respecter. Le sujet inquiète parfois les organisateurs, alors qu’il se gère sereinement avec quelques repères et un peu d’anticipation. Voici les principes à connaître. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un conseil juridique.
Le principe du droit à l’image
En France, chacun dispose d’un droit sur son image. Filmer une personne identifiable et diffuser ces images suppose, en principe, son accord. Ce principe vaut pour un événement d’entreprise comme ailleurs, dès lors que les images sortent du cadre strictement privé.
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des façons simples d’obtenir cet accord, à condition de les prévoir avant de filmer plutôt qu’après.
Informer les participants
La méthode la plus courante consiste à informer clairement les participants qu’un événement est filmé. Cette information passe par plusieurs canaux :
- une mention dans l’invitation ou lors de l’inscription ;
- une signalétique visible à l’entrée et dans la salle ;
- un rappel à l’oral en ouverture de l’événement.
Informer en amont permet à chacun de se positionner et donne un cadre clair à la captation. Une personne prévenue, qui choisit d’être là, accepte plus facilement d’apparaître à l’image.
Le cas des intervenants
Les intervenants, conférenciers et personnes qui prennent la parole sur scène méritent une attention particulière. Leur image sera mise en avant, parfois isolée dans des extraits diffusés sur les réseaux. Un accord explicite, formalisé par écrit, sécurise cet usage de part et d’autre.
Cet accord précise en général le cadre : quels supports, quelle durée, quels réseaux. Il protège l’entreprise comme l’intervenant, et évite les malentendus une fois les vidéos en ligne.
Foule et personnes isolées
Le droit distingue les situations. Un plan large d’une salle comble, où personne n’est isolé ni reconnaissable au premier regard, ne s’aborde pas comme un gros plan sur un visage. Plus une personne est identifiable et mise en avant, plus la question de son accord se pose.
À la captation, cela oriente les choix de cadrage et de montage. Des plans d’ambiance sur le public, un visage flouté si besoin, une attention portée à qui apparaît en gros plan : ces décisions se prennent en pensant au respect des personnes.
Usage interne ou diffusion publique
L’usage prévu change la donne. Des images destinées à un usage strictement interne, projetées lors d’un séminaire, ne soulèvent pas les mêmes questions qu’une diffusion publique sur les réseaux sociaux. Définir l’usage dès le départ aide à cadrer le consentement recueilli et la façon de filmer.
C’est pourquoi le sujet se traite en amont, avec l’organisateur : on sait alors où iront les images, et l’on prépare la captation en conséquence.
Anticiper plutôt que subir
Le droit à l’image n’est pas un obstacle à la captation, mais un cadre à respecter. Informé, formalisé pour les intervenants, pensé au cadrage : il se gère sans crisper l’événement. Une équipe habituée à filmer des entreprises connaît ces réflexes et accompagne l’organisateur sur la marche à suivre.
Bien anticipé, ce point devient un détail réglé avant le jour J, qui laisse toute la place à ce qui compte : capter l’événement et le faire vivre ensuite.